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Je suis né Sierrois et le suis resté avec fierté, même si j’ai quitté la Cité du soleil en 1973, après avoir pendulé pendant 5 ans entre Sion et Sierre. Je ressens toujours un attachement très profond envers Sierre et le val d’Anniviers où je me ressource très souvent. Une question de racines, une certaine nostalgie à n’en pas douter, mais aussi le fruit de facteurs plus objectifs et concrets.
Sierre a porté à juste titre le qualificatif "d’agréable", signe d’une douceur de vivre inégalée en Valais. Une ville, la Sierre de mon enfance ? Davantage une addition de quartiers abritant les diverses communautés anniviardes, celles de la Noble ou Louable Contrée ou d’Outre-Raspille. D’où la difficulté à faire vivre un vrai centre-ville. Bisse ou pas, les projets de revitalisation sont audacieux et vitaux pour l’avenir de la Cité du soleil. La place de l’Hôtel de Ville est une réussite incontestable, mais le report de nombreux chantiers m’attriste profondément. Les défis et les chantiers sont pourtant encore nombreux : circulation au centre ville, aménagement de la gare, renouvellement de la patinoire, avenir de Géronde et…. j’en oublie.
Mon appréciation est sans doute un peu simpliste. « Feu au lac « ou pas, j’espère que les autorités sierroises, tous bords confondus, garderont le feu sacré pour maintenir le cap afin que notre ville puisse rester à l’avenir « Sierre l’agréable ».