On peut rêver de mots qui rendraient la guerre inutile, absurde, hors sujet. On doit rêver. Voilà pourquoi l'écrivain et dramaturge Jean-Pierre Siméon a écrit "Stabat Mater Furiosa" en 2000. Ce cri, qui peut le chanter mieux que des femmes? Elles qui ont résisté, appris au fil des siècles à se lever, à rester debout face aux virils conquistadors de tous bords. A ce cri d'amour furieux, plein de révolte et d'espoir, la Compagnie Mezza-Luna ajoute des extraits des "Paradis perdus" du pöète John Milton, et des textes de Platon.
Elle défendra la pièce en création aux Halles. Par les mots, mais aussi par les voix, le chant, la musique. La metteur en scène Heidi Kipfer, fondatrice de la Compagnie, a toujours voulu lier ces modes d'expression. Casser les frontières. Une démarche libératrice qui colle à la pièce: certains cris d'amour, dit-on, peuvent briser des barreaux. A voir et à entendre dès la fin du mois aux Halles.
Stabat Mater Furiosa et les Paradis Perdus. Les Halles. Du 28 avril au 1er mai, jeudi, vendredi et samedi à 20h30, dimanche à 17h. Samedi 30 avril après le spectacle, chants de tradition orale italienne. Création en résidence.